Chiffres et analyses autour du réchauffement climatique

Un décalage temporel trompeur entre émissions et impact sur le climat

L’humain a tendance à ne croire qu’à ce qu’il voit, mais l’impact des émissions de CO2e est à retard, ce qui complique la perception.

Déjà ce n’est pas les émissions ponctuelles qui importent mais leur accumulation. Dans le scénario abstrait d’un arrêt net des émissions humaines, la température cesserait de monter mais ne redescendrait que très lentement. Notamment, dans 100 ans, il y aura encore dans l’atmosphère 40% du CO2 émis à ce jour.

D’autre part, les océans servent le rôle d’amortisseur en absorbant le CO2 et la chaleur, mettant longtemps avant d’atteindre les couches profondes.

Aussi, le franchissement des points de basculement du climat pourrait induire des phénomènes de renforcement du réchauffement (par exemple la fonte du pergélisol qui libère en retour le méthane capturé dans le sol gelé, ou la libération du méthane dans les clathrates du fond de l’océan).