Le catastrophisme : plutôt utile ou plutôt néfaste ?
L’un des premiers textes s’inquiétant des multiples risques pesant sur l’avenir de l’humanité, le message de Menton de 1971, en étant alarmiste, en imaginant trop vite le pire, à savoir, extrait : « Jamais les hommes n’ont affronté jusqu’ici un péril dont la gravité et l’ampleur relèvent de la conjugaison de plusieurs phénomènes. Chacun d’eux suffirait déjà à lui seul à créer des problèmes insolubles ; tous à la fois, ils signifient que les souffrances humaines vont terriblement s’aggraver dans un proche avenir et que toute vie s’éteigne ou risque de s’éteindre sur la planète. » a semble-t-il induit une réaction de rejet dans une partie de la population : voir par exemple la caricature qui en est faite par le président de l’association des climato-réalistes, Benoît Rittaud, (ici), dont on peut imaginer qu’il n’est qu’un exemple de personne ayant ce type de ressenti.
Bien sûr, on peut imaginer que la question de destruction de l’humanité par la bombe atomique était très présente dans les esprits de l’époque, radicalisant la perception d’un danger pour le futur.
Comment analyser les choses ?
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Comme une prise de conscience qui ne pouvait s’élaborer que vers le pire ?
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Y a-t-il eu un manque de confiance dans l’instinct de survie de l’humain ?
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La peur qu’un message strictement neutre n’ait pas d’impact ?
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Ou, est-ce, de manière inhérente, que tout message divergent de la norme induit un effet de réaction ?
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Et, à l’inverse, sans catastrophisme, le message aurait-il pu diffuser dans la société ?
C’est compliqué…